Pourquoi nous ne sommes pas confinés ? C'est grâce à l'efficacité des vaccins

Les données sont très claires : si la France n’est aujourd’hui pas confinée, c’est uniquement grâce à l’efficacité des vaccins.

Sans ces derniers et compte tenu du nombre extrêmement élevé de cas positifs en ce moment, les hôpitaux seraient submergés par les patients au point que ça ferait sans doute s’effondrer le système hospitalier.

N’hésitez pas à faire tourner ce tableau.

Source (version modifiée du tableau page 5) :

Hier (28 décembre 2021), quasiment 180.000 cas de COVID ont été rapportés (source : TousAntiCovid).

C’est, et de très loin, le nombre le plus élevé de toute la pandémie. C’est quasiment un doublement du précédent pic. Et on peut sans doute s’attendre à ce que ça empire encore.

Par ailleurs, voici un second tableau un peu plus complet – qui ajoute une ligne pour les personnes ayant été infectées mais n’ayant pas été vaccinées. Je l’ai retirée de la version principale du tableau car elle me semble ajouter peu d’information par rapport au message principal, qui est que les vaccins fonctionnent.

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À noter : les données d’efficacité face à omicron après six mois sont des estimations.

Les données sont très claires : si la France n’est aujourd’hui pas confinée, c’est uniquement grâce à l’efficacité des vaccins.

Peut-on vraiment conclure cela avec ce tableau uniqurement ? Cela serait vrai à sévérité égale, or cela n’est vraisemblablement pas le cas pour le variant Omicron. Pour l’instant le rapport montre au contraire que la sévérité serait un facteur tout aussi primordial dans l’évolution de la pandémie :

○ Si la sévérité du variant Omicron était réduite d’environ 80% par rapport à celle du variant
Delta, et compte tenu de sa meilleure transmissiblité, le contrôle de la vague
d’hospitalisations Omicron pourrait être obtenu avec des mesures d’intensité
intermédiaire (conduisant à des réductions des taux de transmission de l’ordre de 20%).
En effet, dans le scénario où la sévérité d’Omicron est deux fois plus faible que celle du
virus historique (-77% par rapport au variant Delta), avec un avantage de transmission
intermédiaire, le pic d’hospitalisations pourrait atteindre 2700 hospitalisations
quotidiennes sans ajustement des comportements. Ce pic passerait à 1900 (-28%) et
1400 (-48%) hospitalisations journalières si les Français réduisaient leurs contacts de
10% et 20%, respectivement. Pour le scénario avec un avantage de transmission haut, le
pic se situerait à 2700 hospitalisations journalières en réduisant les contacts de 20%
(4400 sans réduction des contacts) alors que pour l’avantage de transmission bas, le pic
ne dépasserait pas 1700 hospitalisations journalières.
○ Dans le scénario où la sévérité d’Omicron est similaire à celle du virus historique (-54%
par rapport au variant Delta), l’épidémie pourrait rester gérable avec des mesures
d’intensité intermédiaire dans les scénarios où l’avantage de transmission d’Omicron est
intermédiaire ou bas, avec un pic d’hospitalisations ne dépassant pas 2500
hospitalisations journalières si les Français réduisent leurs contacts de 20%. Cependant,
pour le scénario avec un avantage de transmission haut, le pic des hospitalisations
pourrait se situer aux environs de 5000 hospitalisations journalières. Les scénarios
combinant une sévérité similaire à celles du variant Delta ou du variant Alpha et un
avantage de transmission moyen ou haut pourraient conduire à des pics
d’hospitalisations dépassant largement les pics de 2020 en l’absence de mesures de
contrôle fortes.