Les vaccins sont redoutablement efficaces

Article d'origine : Les vaccins sont redoutablement efficaces – L'Économiste Sceptique

En plus d’être sûrs, l’actuelle vague de COVID au Royaume-Uni démontre la spectaculaire efficacité des vaccins. Il n’y a plus d’excuses pour ne plus se faire vacciner.

J’imagine que sur le troisième graphe, les courbes n’ont pas la même échelle ? Parce que je me demandais comment il pouvait y avoir plus de décès que de cas.

Les graphes ne sont en effet pas à la même échelle. L’idée était de comparer la forme générale des courbes, pour bien mettre en évidence que le vaccin brise la corrélation existante entre les cas et les différents indicateurs hospitaliers.

Petite mise à jour des graphiques, vu qu’on a désormais une dizaine de jours de recul supplémentaire.

Le variant Delta domine désormais complètement les contaminations :

La modification profonde de la corrélation entre le nombre de cas et les indicateurs hospitaliers continue à tenir :

Il y a certes une augmentation des hospitalisations et des réanimations, mais 1) le vaccin ne protège pas à 100% des hospitalisations et des réanimations 2) toute la population n’est pas vaccinée, loin s’en faut. D’autant que l’on sait maintenant que pour que les vaccins soient efficaces contre le variant Delta, il est nécessaire d’avoir reçu les deux doses.

Donc même en étant dans une situation « défavorable » (au sens où la couverture vaccinale n’est pas suffisamment élevée), la rupture de la corrélation tient. C’est très encourageant, et doit inciter à continuer les efforts pour vacciner la proportion la plus grande de la population.

Si on s’intéresse aux seuls décès, même s’il y a une légère hausse, cette dernière est sans commune mesure avec celle des précédentes vagues.

Si on aligne les deux séries :

Même s’il faudra sans doute encore « vivre avec le virus », grâce à la vaccination il est tout à fait possible d’envisager une vie sans couvre-feux ni confinements. Alors faites-vous vacciner, et faites vacciner vos proches !

Une vidéo très intéressante de la Tronche en Biais, qui donne pas mal de sources scientifiques sur l’efficacité des vaccins :

Les sources complètes sont à retrouver sur le blog d’Acermandax :

Encore une ressource complémentaire, cette fois-ci une représentation alternative des données de mortalité entre la vague actuelle et la précédente (via, il s’agit du nombre de cas et de décès au jour 1, 5, 10, etc. de la vague, calculé avec une moyenne mobile sur sept jours) :

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Nouvelle mise à jour des graphiques ! Je compte procéder à ces mises à jour régulières pendant encore quelques semaines. Comme j’en parle dans ce sujet, mettre à jour régulièrement les articles de data journalism tant que le phénomène sous-jacent est en cours manque dans les médias traditionnels. Comme si une fois l’article publié, le phénomène sous-jacent n’existait plus.

Les graphiques des mises à jour précédentes étaient globalement de bonnes nouvelles – dans la mesure où ils illustraient l’efficacité redoutable des vaccins. Aujourd’hui, une autre bonne nouvelle s’ajoute : la vague liée au variant Delta a connu son pic et est en train de refluer :

En parlant du variant Delta, ce dernier a complètement surpassé tous les autres variants :

Reste la question majeure : est-ce que la rupture de la corrélation entre les cas et les données sanitaires (hospitalisations, réanimations et décès) est toujours d’actualité ? Clairement, la réponse est oui :

Il y a bien une augmentation des données des trois séries sanitaires, mais cette augmentation est sans commune mesure avec celles des vagues précédentes. Cette rupture de la corrélation est d’autant plus impressionnante que la vaccination n’a pas encore permis d’atteindre l’immunité collective : seulement ~55% des britanniques sont complètement vaccinés.

Je l’ai déjà écrit, et je l’écris à nouveau ici : l’efficacité des vaccins est vraiment très spectaculaire.

Il est temps de refaire une petite mise à jour de ces graphiques.

Celui sur le variant Delta n’a pas bougé (le variant domine la quasi-totalité des contaminations), je ne le remets pas.

Concernant les cas, la situation est… bizarre. Jugez plutôt :

Alors même que l’Angleterre au moins (attention : Royaume-Uni ≠ Angleterre), n’a pas spécialement mis en place de mesures contre la vague, cette dernière a commencé à refluer mi-juillet. Pourquoi ? De ce que j’en comprends, personne ne sait vraiment. Et depuis quelques jours, la vague semble repartir. Est-ce que ça va durer ? Ou pas ? Si la reprise se confirme, là aussi : pourquoi ? Cette épidémie n’est vraiment pas simple à comprendre !

La « bonne » nouvelle, c’est que la rupture de la corrélation entre le nombre de cas et les indicateurs hospitaliers (patients, réanimations et décès) causée par les vaccins s’observe toujours :

J’ai mis des guillemets à « bonne » parce que le nombre de décès a tout de même augmenté, ainsi que la pression hospitalière. Il y aura sans doute des personnes qui souffriront de COVID longs parmi celles hospitalisées. Difficile de trouver un tel tableau « bon ». Néanmoins, il est nettement meilleur que celui des vagues précédentes. En d’autres termes : les vaccins fonctionnent.

Pour finir, la couverture vaccinale continue à s’améliorer :

Les données vaccinales du graphique datant que deux bonnes semaines, il est fort à parier qu’aujourd’hui, plus de 60% de la population du Royaume-Uni a terminé son cycle vaccinal. Une très bonne nouvelle !

Il est temps de refaire une petite mise à jour de ces graphiques !

Pour commencer, la situation épidémique n’est pas terrible, car la quatrième vague est à nouveau en phase d’expansion.

Compte tenu du caractère récent de cette expansion, il est trop tôt pour la voir apparaître dans le graphique avec les séries retardées. Ce graphique nous donne toutefois une bonne idée de la manière dont les vaccins ont protégé la population et les hôpitaux britanniques du variant Delta :

À moins que n’émerge un variant résistant aux vaccins, la décorrélation entre le nombre de cas et les indicateurs hospitaliers (patients, réanimations et décès) semble solidement ancrée.

Il faut aussi avoir en tête que cette décorrélation est obtenue alors même qu’une part finalement limitée de la population a été vaccinée : environ 60% de la population seulement a terminé son cycle vaccinal, et 70% ont reçu au moins une dose.

On constate aussi que depuis fin juin, la campagne de vaccination s’est ralentie (tout en continuant à progresser). Mais contrairement à la France qui a mis en place une incitation très efficace à la vaccination avec le pass sanitaire, le Royaume-Uni était avant l’été à un bon niveau de couverture vaccinal.