La bonne et la mauvaise vulgarisation des SHS

Un post rapide, un peu comme un pense-bête qui me servira sans doute pour de futurs articles : pour moi, une « bonne » vulgarisation en SHS consiste d’abord à faire comprendre au public qu’il y a, dans le milieu social (compris au sens large : économique, juridique, politique, historique, etc.), une réalité objective et indépassable qui s’impose à nous. Et selon les caractéristiques de ce milieu, certains phénomènes sont possibles, d’autres ne le sont pas et ne pourront pas l’être. Un peu comme en physique, où une même molécule se comportera différemment selon le milieu dans lequel elle évolue.

Cela ne veut d’ailleurs absolument pas dire que ce milieu est immuable ni qu’il ne faut pas essayer de le changer.

Une bonne vulgarisation nécessite de transmettre comment bien poser les questions et les problèmes. Les sciences, qu’elles soient naturelles ou humaines et sociales, nécessitent que l’on pose les questions d’une manière telle que la méthode scientifique permettent d’y répondre. Les sceptiques font déjà ce travail de pédagogie avec la médecine par exemple, en expliquant très bien le fonctionnement des essais randomisés en double aveugle – et ce qu’ils impliquent sur la manière de formuler les questions de recherche. Je ne vois pas de différence ici, si ce n’est que la méthode scientifique s’implémente différemment dans les SHS (en fait, elle s’implémente différemment dans toutes les disciplines, qui doivent s’adapter aux contraintes de leur objet d’étude).

Voilà, c’est sans doute un peu confus, mais je voulais l’écrire quelque part !

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