Effondrement du contexte, réseaux sociaux et incompréhensions entre sceptiques et (certains) militants

Lors de ma revue de presse du jour, je suis tombé sur cet article de l’excellent Casey Newton :

Il parle de la récente annonce par Twitter de l’introduction d’une fonctionnalité de communautés, qui sont, en gros, l’équivalent des groupes Facebook – mais pour Twitter. L’article est intéressant, et il est centré sur la notion d’effondrement du contexte (context collapse en anglais).

L’idée derrière ce concept est simple : il décrit ce qu’il se passe lorsque des groupes sociaux n’ayant pas grand chose en commun viennent à se rencontrer. Leurs normes et leurs références, forcément différentes, font qu’il devient difficile pour ces groupes de réellement échanger ; ils ne se comprennent tout simplement pas. Le contexte auquel réfère ce concept est le contexte social.

L’effondrement du contexte est quelque chose que l’on retrouve beaucoup sur les réseaux sociaux, et en particulier Twitter, où littéralement n’importe qui peut répondre à n’importe qui d’autre.

Je trouve ce concept intéressant car il permet de comprendre pourquoi les sceptiques et certains militants (le plus souvent enragés) ont autant de mal à se parler sur Twitter : probablement parce que leurs normes sociales et leurs références sont trop différentes pour qu’il soit possible de se comprendre. Sans parler, bien évidemment, des objectifs différents. Le simple fait que je qualifie d’ailleurs ces militants « d’enragés » illustre sans doute ce qu’est cet effondrement du contexte – parce que je n’ai aucun doute que vu de leurs fenêtres, ils ne sont pas enragés mais jettent toutes leurs forces dans une bataille qu’ils estiment suprêmement importante.

Newton argumente dans son article que les communautés sur Twitter pourraient améliorer ce problème d’effondrement du contexte ; nous verrons bien.

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